Le Bonheur 1999
Après les doutes, les nuits sans sommeil, les amours perdus, voici la question qui reste. Simple, enfantine, essentielle. Le bonheur, c'est quoi au fond ?
Chroniques, portraits et mémoires, les voix de la diaspora à la rencontre du monde.
Je viens d'un pays où la parole est chose sérieuse, mais aussi fantaisie. De la Martinique j'ai hérité des mots, ceux qu'on dit et ceux qui s'écrivent.
Milan by Migail, c'est mon carnet de bord. Depuis 2019, j'y pose mon regard sur les cultures d'outre-mer, les figures qui m'inspirent, les scènes qui m'émeuvent, les voyages qui me transforment. Journaliste, photographe, auteure — j'écris comme je vis : sans frontières de disciplines, avec la conscience de nous dans le monde.
Ici vous trouverez des chroniques, des portraits, des coups de cœur et des coups de gueule. Des récits qui honorent ceux qui font rayonner nos cultures, ici et ailleurs.
Bienvenue dans mon monde.
Photo Roland Sérèmes
Ces textes dormaient dans des cahiers que je croyais perdus...
Après les doutes, les nuits sans sommeil, les amours perdus, voici la question qui reste. Simple, enfantine, essentielle. Le bonheur, c'est quoi au fond ?
J'ai longtemps rêvé d'un amour qui me prendrait pour toujours. Ces vers sont nés d'une nuit sans sommeil, les larmes sur l'oreiller, et pourtant, ils finissent sur l'espoir.
L'amour ne s'annonce pas. Il s'installe doucement, presque à notre insu, par habitude, par regard, par conformité. Ce poème dit cette vérité-là, simple et universelle.
Il y a des combats qu'on perd d'avance parce qu'on aime trop. Ce poème, je l'ai écrit pour moi, pour celle que j'étais, trop sensible pour faire semblant.
Certaines amitiés nous apprennent ce que l'amour ne devrait jamais être. Ce poème est né d'une évidence, celle qu'on ne tend pas la main pour recevoir des miettes.
Certains êtres traversent votre vie et y laissent une empreinte indélébile. Tony Boumba était de ceux-là. Ce texte est né du besoin de dire, parce que certains départs méritent plus que le silence.
J'avais vingt-neuf ans. Paris m'avait appris la solitude mais aussi la résistance. Ces mots sont sortis d'un cahier que je croyais perdu, retrouvé pendant le confinement de 2020, comme une lettre que je m'étais écrite à moi-même.
Huit ans plus tard. Les mots sont devenus plus fragmentés, plus intérieurs. Comme si la vie m'avait appris à dire moins pour ressentir plus.
Ma construction d'adolescente devait passer par ce fait : quitter la Martinique. Quitter ma maison, quitter mes parents, quitter Loupette, ma chienne que je n'ai jamais oubliée. Les amis, ce n'était guère grande affaire.
Ces textes n'étaient pas perdus. Ils étaient enfouis dans les replis de la mémoire, dans les silences qu'on ne rompt pas facilement.
Le Lamentin, 1959. Une enfance martiniquaise faite de douceurs et de blessures tues, d'oncles taciturnes qui dessinent des oiseaux, de grandes-dames créoles qui apprennent à lire, et d'un quartier qui porte le nom d'un poète. C'est là que tout a commencé.
Il y a ceux qu'on écoute et ceux qui nous habitent. Migail a photographié des musiciens toute sa vie , pas comme une journaliste qui observe, mais comme une amie qui comprend. Ce poème dit pourquoi.
Des mon arrivée après 16 heures pour la balance de mes amis invités à jouer à la Philarmonie de Paris, je m’étais déjà rapprocher des « oies » de la place. La musique les avaient toutes réunies dans un coin de la Porte de Pantin-la Vilette. Il leur avait été dit que ce soir serait un rendez-vous. Nous en avions rêvés et dans le cadre de Caraïbes à la Philarmonie de Paris, l’équipe d’Anne Sanogo avait œuvré pour mettre en lumière les variances musicales de nos territoires. Début de semaine la biguine de Marius Cultier avait déjà enchanté. C’était au tour de KASSAV de faire vibrer les murs avec cuivres percussions guitare basses pianos et voix...
Le jour d’après …
Il y a des voyages qui se méritent ou qui se vivent avec tellement d’aléas que vous savez que votre foi est éprouvée.
© Illustration générée par IA — Migail Montlouis-Félicité
Bonjour madame, monsieur
Je ne pensais même pas venir à Avignon cette année. Et pourtant, c’est là que le hasard m’a offert l’une des plus grandes émotions de ce Festival OFF. Après ma lecture musicale de Pêle-mêle, ceux qui chantent en moi à la Petite Chapelle du TOMA, j’ai embarqué pour une traversée poétique où la Polynésie prenait la parole.
Maryse Condé a cette façon rare de mettre des mots sur ce qu'on croyait inexprimable. Lire ses pages, c'est entendre une musique intérieure celle de nos mémoires antillaises, de nos silences hérités, de nos identités plurielles. Ce texte est né d'une lecture, d'une émotion, et du besoin irrépressible d'écrire pour dire merci.
Ici je n’exprime pas un refus de l’Afrique mais une fidélité.
Le Carnaval n'est pas qu'une fête. C'est une mémoire, une identité, un acte de résistance joyeuse. De Rio à la Caraïbe, de Venise aux Champs-Élysées, Migail retrace l'histoire et l'âme d'un rituel ancestral qui, chaque année, réunit les nôtres au cœur de Paris. Un texte paru dans le livre "VIM Very Important Mas".