Milan by Migail 

Chroniques, portraits et mémoires, les voix de la diaspora à la rencontre du monde.

« Je n'ai pas fait le choix de l'écriture, c'est elle qui m'a choisie. » MMF

Je viens d'un pays où la parole est chose sérieuse, mais aussi fantaisie. De la Martinique j'ai hérité des mots,  ceux qu'on dit et ceux qui s'écrivent.

Milan by Migail, c'est mon carnet de bord. Depuis 2019, j'y pose mon regard sur les cultures d'outre-mer, les figures qui m'inspirent, les scènes qui m'émeuvent, les voyages qui me transforment. Journaliste, photographe, auteure — j'écris comme je vis : sans frontières de disciplines, avec la conscience de nous dans le monde.

Ici vous trouverez des chroniques, des portraits, des coups de cœur et des coups de gueule. Des récits qui honorent ceux qui font rayonner nos cultures, ici et ailleurs.

Bienvenue dans mon monde.


Photo Roland Sérèmes 


Mes écrits retrouvés

Ces textes dormaient dans des cahiers que je croyais perdus...

Les "Kouleurs" de Mounia Orosemane

Je t’avais d’abord aperçue il y a bien longtemps, à l'Hôtelsi Georges V, lorsque tu défilais aux côtés de Josy Gradel, l’autre grande dame de la mode de cette époque. Deux femmes félines, Guadeloupéenne Martiniquaise, les Antilles en pool-position sur le tapis Fashion. Plus tard, je te voyais aussi dans la cour de ma mère, puisque tu logeais chez un ami commun Patrick Billon, au 97 bis avenue Simon Bolivar. C’est d’ailleurs cet ami qui m’avait ouvert les portes de la radio.

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Patrick Saint-Eloi - un Chantre du Zouk !

Lorsque l’on songe à tout ce désarroi lié à la violence dans nos îles présentement, on devrait se rappeler de l’homme qu’il fut et ce que transcrit dans son oeuvre. Patrick Saint-Eloi était un homme de Paix. Cette paix il l’a transportée sa vie durant (…) Revisitons ses chansons où il a exprimé la solidarité entre les Guadeloupéens, la prise de conscience de ce que nous sommes, des hommes libres de leurs choix et de leur devenir.

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« Réhabilitation » - Mémorial ACTe – Un espace unique

Retrouvés dans mes archives, ces textes ont été écrits pour Outremerlemag, à une époque où je racontais déjà, avec passion et exigence, les femmes, les artistes, les mémoires et les cultures d'Outre-mer. Je les réunis ici parce que certains ont traversés le temps sans perdre leur voix, et qu'ils méritent aujourd'hui de retrouver leur chemin jusqu'à vous.

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Le Bonheur 1999

Après les doutes, les nuits sans sommeil, les amours perdus, voici la question qui reste. Simple, enfantine, essentielle. Le bonheur, c'est quoi au fond ?

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Rêver 1990

J'ai longtemps rêvé d'un amour qui me prendrait pour toujours. Ces vers sont nés d'une nuit sans sommeil, les larmes sur l'oreiller, et pourtant, ils finissent sur l'espoir.

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Naissance d'un amour 1990

L'amour ne s'annonce pas. Il s'installe doucement, presque à notre insu, par habitude, par regard, par conformité. Ce poème dit cette vérité-là, simple et universelle.

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Défaite 1998

Il y a des combats qu'on perd d'avance parce qu'on aime trop. Ce poème, je l'ai écrit pour moi, pour celle que j'étais, trop sensible pour faire semblant.

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Entre-temps … Intense !

Certains êtres traversent votre vie et y laissent une empreinte indélébile. Tony Boumba était de ceux-là. Ce texte est né du besoin de dire, parce que certains départs méritent plus que le silence.

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Aujourd'hui je divague 1988

J'avais vingt-neuf ans. Paris m'avait appris la solitude mais aussi la résistance. Ces mots sont sortis d'un cahier que je croyais perdu, retrouvé pendant le confinement de 2020, comme une lettre que je m'étais écrite à moi-même.

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Moi Enfant du BUMIDOM

Ma construction d'adolescente devait passer par ce fait : quitter la Martinique. Quitter ma maison, quitter mes parents, quitter Loupette, ma chienne que je n'ai jamais oubliée. Les amis, ce n'était guère grande affaire.

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Mes écrits oubliés

Ces textes n'étaient pas perdus. Ils étaient enfouis dans les replis de la mémoire, dans les silences qu'on ne rompt pas facilement.

KANOAS

Quand Jean-Michel Martial rêvait d'une grande scène pour les voix de la Caraïbe. Il avait d'abord présenté son Symposium dédié au Théâtre des Outre-mer puis imaginé ce si enrichissant Festival KANOAS. KANOAS ! Une inspiration qui lui était venue de son enfance en Guyane, là où les pirogues étaient appelées kanoa, kanaoa et kanawa. La symbolique pour le comédien était essentielle, celle de transporter ces cultures de rives en rives. Il fallait faire circuler nos paroles, nos histoires, les communiquer jusqu'à les faire rejoindre d'autres terres et autres îles.

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Le Lamentin, mon berceau

Le Lamentin, 1959. Une enfance martiniquaise faite de douceurs et de blessures tues, d'oncles taciturnes qui dessinent des oiseaux, de grandes-dames créoles qui apprennent à lire, et d'un quartier qui porte le nom d'un poète. C'est là que tout a commencé.

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Portraits & Hommages

Des artistes d'hier et d'aujourd'hui, vivants ou disparus, dont la musique, le talent et l'apport à notre culture méritent d'être racontés, célébrés et transmis.

Maryse Condé n’a pas fini de nous surprendre !

L’idée première est solidaire, pour accompagner celles et ceux qui écrivent mais qui n’ont pas toujours les moyens, les outils ou les réseaux pour transformer un manuscrit en livre. Donner des moyens techniques, un accompagnement littéraire, parfois un soutien financier.

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Je me souviens, ce que je dois aux Dissidents.

Les Dissidents étaient venus y raconter leur histoire. Je revois cette matinée, pleine d’honneur et de respect pour ces femmes et ces hommes trop longtemps oubliés. J’étais là, attentive, appareil photo en main, sans mesurer encore que cette rencontre deviendrait une longue aventure de mémoire. Je ne savais pas que j’allais devenir leur photographe, les suivre dans les institutions de la République, à l’Assemblée Nationale, au Sénat, aux Invalides, dans les écoles, puis jusqu’à la gare du Nord, lorsqu’ils prendraient le train pour la Normandie. Nous étions deux Marie-Michaël Manquat et moi.

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An Sonjé pou Jacques Martial*

Quand en 2025, le 13 août il disparu, Jacques Martial laissait derrière lui bien plus qu'une carrière d'acteur, il était une voix, une présence et un engagement attachés aux Outre-mer et à leur rayonnement.

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Musiciens de père en amis

Il y a ceux qu'on écoute et ceux qui nous habitent. Migail a photographié des musiciens toute sa vie , pas comme une journaliste qui observe, mais comme une amie qui comprend. Ce poème dit pourquoi.

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Et les Oies de la Philarmonie de Paris ne sont plus sauvages…"

Des mon arrivée après 16 heures pour la balance de mes amis invités à jouer à la Philarmonie de Paris, je m’étais déjà rapprocher des « oies » de la place. La musique les avaient toutes réunies dans un coin de la Porte de Pantin-la Vilette. Il leur avait été dit que ce soir serait un rendez-vous. Nous en avions rêvés et dans le cadre de Caraïbes à la Philarmonie de Paris, l’équipe d’Anne Sanogo avait œuvré pour mettre en lumière les variances musicales de nos territoires. Début de semaine la biguine de Marius Cultier avait déjà enchanté. C’était au tour de KASSAV de faire vibrer les murs avec cuivres percussions guitare basses pianos et voix...

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Voyages & Témoignages

 

Des carnets d'escapades, de rencontres et de couvertures. Des lieux racontés à travers leur culture, leur histoire et leurs émotions. Voyager, regarder, ressentir....  et partage

Et si le salut avait un territoire ?

Le titre du livre de Clotilde Séraphin-George résonnait déjà particulièrement en moi avant même que je l’ouvre. Je connais Clotilde depuis peu. Nous avons pourtant un drôle de point commun, le même éditeur, des livres parus presque au même moment, et deux personnalités que tout pourrait opposer. Elle, Guyanaise plutot silencieuse, avec ce regard tourné vers demain. Moi, plus bavarde, peut-être davantage enracinée dans mes histoires, mes mémoires, mes héritages.

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"À la rencontre de Forrester "… ma nouvelle escapade.

Pour moi un film peut être un voyage.  Je viens de revoir À la rencontre de Forrester pour la cinquième fois. Mais cette fois, quelque chose a changé. Je le revois après avoir publié mon premier livre. Et forcément, je ne regarde plus ce film avec tout à fait les mêmes yeux. Tout ce qui touche à l’écriture, au doute, à la légitimité, au regard des autres, à cette étrange peur de ne pas être « assez », résonne autrement quand on vient soi-même de déposer ses mots entre les mains des lecteurs. Jamal est un jeune garçon du Bronx. Il est Noir. Il est basketteur. Et il écrit. Il écrit même très bien. C’est justement cela que le professeur Crawford semble avoir du mal à accepter. Quand Jamal produit un texte remarquable, le professeur ne voit pas immédiatement le talent. Il voit le Bronx. Il voit le jeune Noir. Il voit le sportif. Et il soupçonne le plagiat. C’est là que le film me dérange et me passionne à la fois. Parce que le racisme n’est pas forcément une insulte lancée au visage. Il peut être beaucoup plus sournois. Il peut se cacher dans le doute. Dans le regard. Dans cette incapacité à imaginer qu’un garçon, noir ou blanc d'ailleurs, venu d’un quartier populaire puisse posséder une culture littéraire, une intelligence, une sensibilité qui dépassent les cases dans lesquelles on l’a rangé. Ici, il est noir de surcroit...

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Aux origines, une journée à la Porte Dorée

Avec mon amie Dominique Béroard, artiste peintre-plasticienne, nous sommes allées découvrir l’exposition Aux origines. Regards croisés sur le racisme et les discriminations. Je pensais y aller simplement pour regarder, apprendre, photographier quelques belles choses. Mais la journée en a décidé autrement. Elle m’a ramenée à mon histoire d’Afro-descendante, à mes interrogations sur mes origines, sur l’esclavage, les colonisations, les migrations et toutes ces histoires qui se croisent sans jamais vraiment se séparer.

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De la baie du Mont Saint-Michel au "Fort Antillais"

Une escapade qui devait être une parenthèse et qui est devenue une histoire. Celle de 4 copines "Nou batché"  surnom à ce jour de  Stévie Véronique Catherine épi Migail. Rien ne fut prévu jusqu'à la veille. Le vendredi après-midi pas encore sûre de partir jusqu'à ce que Catherine & Véronique qui s'étaient rencontrées presqu'au chevet d'une autre sister en convalescence se laissent "embarquer" par mon envie d'aller voir Kassav' en Bretagne. Catherine quant à elle doit se rendre au Mont Saint-Michel. L'occasion pour moi sans doute de le découvrir ce fameux lieu que toutes ont déjà visité.

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