Défaite 1998

Il y a des combats qu'on perd d'avance parce qu'on aime trop. Ce poème, je l'ai écrit pour moi, pour celle que j'étais, trop sensible pour faire semblant.

Ce n'est pas juste enfin !

Moi je suis trop sensible

Quand tu m'as fait du mal,

Je tente bien de te le rendre,

Mais ça n'est jamais possible

Je souffre toujours plus que toi.

Toi, tu sais supporter les longues bouderies,

Les regards durs et les silences obstinés

Ah ! ne sois pas méchante avec moi ma chérie

J'ai trop de peine quand j'en ai.

Mais je suis folle !

N'écoute pas

Je te confesse de dangereuses vérités

Tu sais à présent ma faiblesse

Tu vas peut-être en profiter !

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