L' Aumône - À Patricia Procida - 1997

Certaines amitiés nous apprennent ce que l'amour ne devrait jamais être. Ce poème est né d'une évidence, celle qu'on ne tend pas la main pour recevoir des miettes.

 

 
 

L'aumône n'est pas le pain rassis des zones

Ni dans les ruisseaux, l'eau trouble de la pitié.

L'amour, c'est le rêve d'un oiseau dans le ciel

Le reflet des flots aux souvenirs du passé 

Un soleil d'hiver perdu dans les merveilles 

L'étoile fugitive aux yeux des trépassés.

L'amour, c'est de crever simplement par plaisir 

C'est de rire à la mort, de rire à la vie, 

S'accrocher aux nuages et se laisser mourir. 

Se mordre les veines, seule, dans la nuit.

Et la mer se balance aux ruines des marées 

Et le vent tourne encore sa plainte continue 

Tourbillons de brouillard brisé par les rochers 

Qui se dresse, là-bas, fier d'être seul et nu.

 

 

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.