Kigali : Là où l'histoire vous saisit ou simplement Kigali - 2025

Il y a des voyages qui se méritent. Kigali en fait partie. Dix ans de rêve, un billet trouvé à l'avant-veille, une aventure semée d'embûches, et au bout, les yeux des gorilles et le silence lourd du Mémorial du génocide. Migail y était en septembre 2025.

Il y a des voyages qui se méritent ou qui se vivent avec tellement d’aléas que vous savez que votre foi est éprouvée.

D’abord une amie me parle de sa participation au baptême des Gorilles, et vous, c’est un rêve que vous avez depuis 10 ans mais pas totalement les moyens financiers de le faire.

Cependant cette année c’est comme un appel. À me souvenir de ma mère quand elle les regardait à la télé en pleurant, les trouvant si beaux et affectueux…

La terre Rwandaise m’a souvent fascinée par sa terrible histoire de frère ennemis et sa grandeur à se pardonner et au vivre ensemble. Ça faisait un long temps que je désirais me connecter à elle.

À l’écoute de mes « guides » je réalise qu’il me faut partir.

Et les choses s’alignent au fur et à mesure. La recherche du billet. La date essentielle pour ne pas rater cette émouvante initiative qui fête ses 20 ans en 2025.

Comment ne pas y être. J’ai toujours eu pour habitude et tel un devoir d’être là où s’écrit l’histoire…

Enfin mon billet au bout de moults rejets informatiques. L’avant-veille du départ. Cependant quelques couacs… ça pourrait ne pas se dérouler comme je le désire. Au diable le doute.

Et me voilà ce matin au pipiri dans le métro puis le RER pour aller récupérer un avion. Direction Kigali… c’est la 1ère fois que je vais prendre l’avion en train.Mais pourquoi l’affaire devrait être simple si elle peut être compliquée et grinçante… Mi sé sa ! Me dirait-on au péyi…

Arrivée à 6:40 au Terminal 1 enregistrement à 7h00 par Brussel Airlines, avec je vous avoues l’envie de revenir at home. Puisque au départ je devais y arriver et être hébergée et la veille ça s’annule. Donc à 7 heures de Paris et Kigali, pas encore de pied à terre… Deux amis Erick et Pascal me poussent à joindre une lointaine connaissance qui y est installée. 7:12 j’exécute cet appel vocal. Retour immédiat. Bienveillante et efficace. Elle m’encourage à venir…elle gèrera d’ailleurs tout ça de main de maîtresse via des posts vocaux, de multiples, toute la journée elle veille à ce que je sois confortable.

Pa ni Mèsi pou Brussel Airlines… qui nous a abandonné une vingtaine de passagers pour Kigaki et le Burundi… nous intimant de récupérer nos bagages et de voir avec Turkey Airlines s’ils peuvent nous rapatrier à destination.

Imaginez : pratiquement deux heures d’attente pour avoir en mains nos bagages. Presque à la clôture de l’enregistrement à une autre compagnie. Course contre la montre pour les deux familles que j’ai rencontré. Une jeune Rwandaise étudiante en vacances dans sa famille. Une maman Congolaise experte en cosmétique venant passer quelques semaines de sérénité à Goma et une maman Rwandaise de l’Ile de France avec ses enfants en bas âges. Nousavons été le groupe de la journée de Roissy Charles de Gaulle a Istanbul jusqu’à arriver sains et saufs sur le territoire partagé des Gorilles.

Une aventure en excellence. Plus tard récupérée à l’aéroport, et enfin à destination dans un très joli lieu découvert au matin. Le Arthills Hôtel 7 chambres un restaurant de 40 places des collaborateurs très sympathiques parlant le français et deux co-directeurs. Un couple en fait le mari a vécu en Suisse et la femme en Belgique. Landry & Paméla sont les figures d’une génération qui s’assume. Ils ont ouvert leur lieu en décembre dernier, en 2024.

Ce matin en moto-taxi, me suis rendue au Mémorial Rwandais pour m’incliner devant ceux qui ont péri lors du Génocide.

Pour l’heure je ne peux que vous dire que j’avais cru venir pour les yeux des Gorilles qui m’attendrissent tellement.

(…)

J’ai pleuré devant les yeux de milliers de femmes d’hommes et d’enfants assassinés très sauvagement par leurs frères-ennemis.

(…)

Pa ni Mèsi pou Brussel Airlines… qui nous a abandonné une vingtaine de passagers pour Kigaki et le Burundi… nous intimant de récupérer nos bagages et de voir avec Turkey Airlines s’ils peuvent nous rapatrier à destination. Imaginez : pratiquement deux heures d’attente pour avoir en mains nos bagages. Presque à la clôture de l’enregistrement à une autre compagnie. Course contre la montre pour les deux familles que j’ai rencontré. Une jeune Rwandaise étudiante en vacances dans sa famille. Une maman Congolaise experte en cosmétique venant passer quelques semaines de sérénité à Goma et une maman Rwandaise de l’Ile de France avec ses enfants en bas âges.

Ce n’est pas tout de regarder à travers le petit écran tout en dégustant une glace ou le dernier plat à la mode. Là vous êtes en immersion. C’est comme si vous aviez assisté à cela tapie derrière un bosquet d’arbres qui ne vous garantit pas la vie sauve. Oui j’ai pleuré même sangloter jusqu’à en perdre le souffle.

(….)

Je suis venue j’ai vu et n’oublierai pas.

La vie a d’essentiel de vous conduire sur le chemin de la vérité.

Demain sera plus doux.

Gratitude à la Montagne lieu des Géants de la forêt partagée Rwanda-Congo. Et

les yeux des Gorilles de là-haut dans la brume sans doute m’apercevront si

infime mais si grandement heureuse d’avoir fouler leur territoire.

Mèsi la Vi, merci Kigali


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