Il faut que je vous raconte ce vendredi, d'ailleurs née un même jour.
Moi, toujours ravie de mon anniversaire. Je trouve que ça compte. Honorer ses parents, déjà, pour le fait de vous avoir donné la vie, ça compte. Même lorsque cette vie vous a parfois écorchée. Ça compte quand même.
Après le petit matin, à l’amie qui a fait le « clown » sur le réseau pour honorer ma date. J’ai bien ri. Merci
Mon amie d’enfance from Place Clichy m’appelle pour me demander ce que je fais, ce jour de mes 67 ans.
Pour ce 2 octobre, j’avais décidé de faire quelque chose. Pas spécialement de fêter, mais de marquer cette date d’une pierre essentielle. Madame Agnès Calypso m’avait justement suggéré cette date lors de l’hommage rendu à notre chère Maryse Condé en août dernier, sans savoir que c’était celle de ma naissance. Comme dit, comme fait.
La journée avait commencé tôt. Très tôt même. Bonè menm, man té lévé a 4 twè du matin. Wouahhh… impossible de me rendormir.
Un voeu de l'autre bord, et j'étais déjà remplie de gratitude. Toujou pli fo chaque année. Mèsi la Vi !
Alors, méditation, prière et réflexion. Puis ai pris la route vers 12h45, pfff boulevard République barré, les étudiants manifestent. Grrrr. Qu'à cela ne tienne j'ai un super sympa conducteur (qui peste un peu), et qui fait au mieux pour m'amener à bon port. Je devais déjeuner avec trois amies, deux Kamarad de longue date et la troisième, que j’avais déjà rencontrée, il me semble, il y a si longtemps à New York.
Vous me connaissez, esprit vagabond... Je remonte le fil de cette toute première rencontre. Ahhh oui ! C’était à l’ONU.
L'ONU ! Impressionnant d'y mettre les pieds, c'était si gigantesque. Une autre grande et chère amie m’y avait invitée pour un colloque, surtout pour que je vive cette expérience. Wouahhh… mais où sont donc passées ces photos ? C’était une journée ensoleillée. Ce jour-là, Babette de Rozières représentait la France sur le volet culinaire. Le thème exact m’échappe aujourd’hui…
Bon, je reprends mon fil !
Journée du birthday de la dame.
Déjeuner exquis. Parler, rire, refaire le monde comme nous savons si bien le faire, nous les femmes ! Et même lorsque celui-ci ressemble à un vieux ballon déchiré à force de coup de pieds, ou par la violence, les cris et les larmes. Une semaine auparavant, tout semblait pourtant paisible, entre prières et une jeunesse admirative devant le représentant de Dieu, le Pape Léon XIV… Épi kon ou koutela an lè en koko sèk, bidim. Le basculement dans le drame, le feu aux portes des écoles, le mobilier rural détruit. Mais c’est quoi ça ?
Tout pendant le déjeuner, le post d'un petit brother journaliste qui a eu la délicatesse de faire paraître sa chronique sur mon Pêle-mêle ce vendredi 2 octobre dans le magazine DIVAS. Délicatesse exquise.
Bon. Je reviens à l’"anniversariée" (mot inventée par ma team) du jour, moi-même.
16H30 passées... Man lasse !
Je veux dormir. Dormir. Mais je dois continuer jusqu’au 14ᵉ arrondissement alors que je suis dans le 2ᵉ.
Ah super, Réaumur-Sébastopol/Denfert-Rochereau, c’est direct. Tellement fatiguée, je me laisse emporter par le bus que j’ai pris pour éviter de marcher. Il ne s'arrête pas à l'arrêt concerné. Pfff de Tchipp, une station plus loin, comme dit, le bout du monde. Ahahahah… pfff !
J’avoue, man jiré moin ! Qu'est-ce qu'il n'a pas compris, le maître du temps, je suis lasse d'une nuit sans sommeil.
Enfin arrivée à bon port, reçue par Agnès qui remarque mon état. Elle me présente Adeline, créatrice de bijoux. Adeline, allez la voir ! Elle est présente jusqu’à mi-octobre à la librairie Calypso. Vous découvrirez son concept et sa marque. J’ai beaucoup aimé.
Puis mon heure de rendez-vous arrive doucement. J’écoute pour mieux m'apaiser un son détente.
Et me voilà prête. La première arrivée est Régine, avec un si magnifique bouquet de roses pâles, douces comme un nuage à la rosée du matin.
Allez, on remonte à la surface, telle une naïade qui revient des flots pour reprendre un nouveau souffle. Agnès me tend un café et de l’eau.
Man paré !Mon grand Mathias, mon éditeur de Mahury, est là. Je suis rassurée. Puis les visages pénètrent dans l’espace.
Chacun devient une photographie dont je me souviendrai. Des amies de si longtemps, dépi an chaye tan. Vraiment, je peux compter sur vous.
Et vous, manman épi yiche, Moune koté Diamant, tout comme des sœurs complices. Et les Brothers des premiers rendez-vous, ces marqueurs de paroles. Et ces deux Zanmikamarad qui m’ont laissé leurs livres, achetés dès le matin parce qu’ils ne pouvaient être là le soir.
Mi sé lanmou. Je m’en souviendrai, évidemment. Et toi. Et vous-Toi qui n’oses toujours pas me tutoyer…
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique sont dans la place. Mann Kontan tou boneman ! J'apprend l'appréhension des rencontres littéraires. Mais c'est si telman bon ces échanges enrichissants.
Merci.
Mèsi Djéridjèf à la sœur sénégalaise qui m’a amenée la veille au hammam pour me « laver » des griffures de l’an passé.
Et que dire de tous vos messages de vœux ? Ils confortent mon cœur. Ils m’obligent à me tenir Doubout, grandie et épanouie. Fière et libre.
Et puis ce message d’une Sister dépi Madiana, grande et chère, qui souhaite me revoir plus souvent sourire, déposer les souvenirs encombrants…
Alors j’en fais ici une promesse Je souris. Que Je sourisse… Je sourirai. Je sourisserai -(attention invention ludique pour rire titak)....
Mèsi à chacune, à chacun, de m’avoir serrée dans vos bras hier.
Merci d’avoir diligenté la grande sœur à la voiture ZOÉ, prénom de ma mère (ça ne s'invente pas), pour venir me récupérer aux portes de Calypso.
Tout le long de la journée, les échanges ont été beaux. Et me voilà de nouveau Pêle-mêle, à vous, pour entendre plus encore ceux qui chantent en moi, grâce à vous et avec vous.
C’est vrai, je ne veux pas garder l’intimité de ce moment pour moi seule. Parce que le bonheur, ça se partage.
Trop de gens saccagent la vie pour ne pas, de temps en temps, la remettre avec les bonnes kouleurs, les bonnes personnes, les tendres parenthèses.
Et vos sourires autour de cette table, dans Le Square parisien théâtralisé… Quel dîner high level !
Zot jis fè mwen pléré de joie, d’affection pure. De celle qu’on n’a même pas envie de masquer.
Et moi qui t'ai tellement embêtée hier soir…
Me voilà. Le cœur débordant de joie vive.
À notre tablée de douze, apôtres(ses) de tendresse que nous sommes. La sérénité s’est invitée à notre table. Elle nous a fait chanter, manger, boire, rire, Ansanm.
Et cette surprise ! Réussie. Je ne me suis doutée de rien.
Heureusement que j’étais joliment habillée, comme si j’avais été de sortie ! Maman disait : « Sois apprêtée comme si tu allais à un aimable rendez-vous. D’abord avec toi-même, puis pour enchanter les autres. »
En effet, ça faisait partie de la bonne éducation. Papa aussi té prélè.
Voilà, voilà… Et des cadeaux. Kado. Très touchée. Jusqu’au bout. Alors, encore une fois, à cette amitié.
Je souris. Je sourirai à la vie, aux écrits en devenir, aux rencontres, à tout ce qu’elle m’offrira encore.
Mèsi la Vi. Et Mèsi ma Galante pour les câlins du matin, de tous les moments, puisque je suis ton humaine et que tu m’héberges.
Bel bo, Zanmikamarad.
Photos : collection Migail-Birthday
Librairie Calypso by Régine Laclef
Le restaurant tout’ Moun’ du chœur Le Square by Roland Sérèmes
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